Volume 4 Part 1 Article 7: Quelques aspects de la Génétique des Basidiomycètes Supérieurs

Volume 4 Part 1 Article 7
Year 1960
Title: Quelques aspects de la Génétique des Basidiomycètes Supérieurs
Author: G. Prevost

Abstract:

L’exposé qui va suivre est consacré à quelques travaux concernant la génétique des Basidiomycètes supérieurs. Cette étude est limitée aux aspects susceptibles d’aider éventuellement ceux qui veulent utiliser la génétique pour améliorer la culture des champignons comestibles.

Les travaux de Kniep, Harder, Buller, Brunswik et Quintanilha avant 1940 ont ouvert la voie et, depuis la guerre, de nombreux chercheurs se sont intéressés à des Basidiomycètes de genres très divers: Collybia (Ashan 1952), Cyathus (Fulton 1950), Polyporus (Fries 1952), Schizophyllum (Papazian 1950, Raper et Coll. 1953), Coprinus (Fries 1948, Lewis 1956, Day 1958).
Pour pouvoir entreprendre un travail concernant la génétique d’un champignon, il faut en connaître les caractéristiques biologiques, cytologiques et physiologiques; il convient ensuite de collectionner les mutants morphologiques et biochimiques qui servent d’une part à “marquer” les chromosomes et d’autre part à provoquer ou conserver des associations mycéliennes qui ne sont pas stables naturellement. Ces travaux préliminaires n’ont été effectués que pour un petit nombre d’espèces parmi lesquelles: Collybia velutipes, Schizophyllum commune, Coprinus fimetarius et Coprinus lagopus. Ces espèces ont des caractères biologiques très voisins: ce sont des champignons hétérothalles tétrapolaires. Leur comportement sexuel est sous le contrôle de deux séries alléliques indépendantes nommées A et B. Deux myceliums monospores (monocaryotiques) ne sont compatibles, c’est à dire capables de donner après confrontation un mycelium dicaryotique susceptible de fructifier, que si les alleles des gènes A et B qu’ils possèdent sont différents. Les séries A et B comportent de très nombreux alleles; les facteurs A et B de Coprinus fimetarius récoltés indépendamment dans la nature sont presque toujours différents. Il est probable (Raper, Krongelb, Baxter (6)) qu’il existe plus de 300 facteurs A et 80 facteurs B chez Schizophyllum et pour Coprinus, le nombre de ces facteurs semble encore plus élevé. Il a été démontré que des échanges pouvaient se produire au cours de la méiose entre deux facteurs A et qu’ils donnaient naissance à un nouveau facteur A. Ce phénomène se produit fréquemment chez Schizophyllum (Raper, Miles (7)) mais il est beaucoup plus rare chez Coprinus.

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