Volume 10 Part 2 Article 38: Culture de Pleurotus ostreatus (Jacq.) Quel. sur du Bois de Salicacées: Applications Pratiques et Risques Éventuels de Diffusion Hémiparasitaire

Volume 10 Part 2 Article 38
Year 1979
Title: Culture de Pleurotus ostreatus (Jacq.) Quel. sur du Bois de Salicacées: Applications Pratiques et Risques Éventuels de Diffusion Hémiparasitaire
Author: N. Anselmi et G. Deandrea

Abstract:

Parmi plus de 60 espèces de Pleurotus qui ont été signalées en Europe (Pilat, 1935), c’est P. ostreatus (Jacq.) Quel, qui est certainement le plus universellement connu et étudié, pour son ample diffusion dans presque tous les continents, pour ses excellentes qualités alimentaires et pour sa capacité de s’établir sur de nombreuses essences forestières (on le trouve sur Alnus, Aesculus, Betula, Carpinus, Castanea, Corylus, Fagus, Juglans, Morus, Picea, Populus, Robinia, Salix, Sambucus, etc.).

Depuis beaucoup d’années ce champignon suscite un considérable intérêt par la possibilité qu’il offre d’être cultivé artificiellement et de fournir de bonnes productions de carpophores.

Bien que récemment en Italie (Ferri, 1972) ait été développée une technique qui permet une véritable culture industrielle du champignon sur des trognons de maïs broyés et/ou sur de la paille de blé, l’élevage du Pleurotus en plein air sur des billes de peuplier (trèsfavorables pour la culture de P. ostreatus sont aussi les bois de hêtre, de charme, de bouleau et de noyer) utilisé depuis longtemps et mis au point avec des méthodes d’inoculation différentes (Vessey, 1968; Ferri, 1970; Pirazzi,Cavalcaselle, Ricci, 1978) ou sur les souches de le même espèce, maintient une valeur technique et économique assez importante â cause de sa simplicité, de la possibilité d’être employé même au niveau familial et des productions considérables qu’on peut en tirer pendant plusieurs années consécutives (déjà de l’ordre de 15 kg/q de bois inoculé à la première année), sans limitations particulières soit en ce qui concerne l’âge et les conditions de dépérissement du matériel employé, soit quant à l’origine génétique de Salicacées dont celui-ci a été obtenu (tableau 1) comme l’ont déjà bien souligné Anselmi et Deandrea (1977).

Les extensions de ce dernier type de culture, surtout sur des souches de peupliers, nous ont poussés à étudier si et à quel degré Pleurotus ostreatus peut représenter un danger pour la populiculture comme éventuel agent du pourridié (Morris et al., 1975; Boyce, 1961) (PATHOGÉNICITÉ), ou si au contraire il peut avoir une fonction freinante (ANTAGONISME) à l’égard des autres agents bien connus des pourridiés, comme en particulier Rosellinia necatrix (Hart.) Berl., Armillaria mellea (Fr.) Kum. et Pholiota aegerita (Brig.) Singer, qui s’établissent facilement sur l’appareil radiculaire des peupliers et des saules, qui à leur tour vont constituer de dangereux foyers d’infection pour les plantes nouvelles.

Pour les deux types de recherches, dont cette communication présente les résultats préliminaires, on a employé le même cépage de Pleurotus ostreatus var. columbinus Quel., que nous avons isolé en 1975 et indiqué par “ISPC 73”.

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