Volume 10 Part 2 Article 37: La Culture du Pleurote Québécois et Ses Perspectives d’Avenir

Volume 10 Part 2 Article 37
Year 1979
Title: La Culture du Pleurote Québécois et Ses Perspectives d’Avenir
Authors: G.M. Olah, O. Desbiens et O. Reisinger

Abstract:

La production et la consommation des champignons ont pris une ampleur considérable au Canada et au Québec au cours des quinze dernières années. Ainsi, la consommation de cette denrée per capita a connu une hausse importante, passant de 1.1 1b à 1.8 lb (Burns et Curry, 1971). Cet accroissement correspond également à une augmentation du niveau de vie au Canada, enregistré durant la même période. Désormais les champignons ne sont plus considérés comme un condiment de luxe.

La production nationale n’a pas pu suivre cette hausse de la demande. L’auto-approvisionnement demeure encore sensible à 45% (Olah), la différence est importée de Taïwan, États-Unis, République populaire de Chine et une quantité moins importante provient des pays d’Europe. La hausse progressive de la demande des champignons est en même temps accompagnée par le désir de diversification des produits disponibles sur le marché.

Selon la coutume nord-américaine, la grande majorité des champignons consommés sur le continent provient de l’exploitation industrielle de Psaliota hortensis. Cependant, l’origine française du peuple québécois se manifeste entre autre sur le plan alimentaire. Se reconnaissant comme des mycophages, ils recherchent davantage des variétés de champignons sylvestres que leurs voisins anglo-saxons. Ainsi, la population fait preuve d’un intérêt croissant pour la gastronomie. En outre, la production industrielle des champignons de couche est une culture spécialisée et fort coûteuse, exigeant des installations spéciales où l’hygiène, l’humidité, la température, etc., sont contrôlées. A l’époque de la crise d’énergie l’investissement pour de nouvelles installations n’est guère envisagé.

Afin de pallier au moins en partie ces difficultés et répondre à une nécessité évidente, depuis 1971 nous avons entrepris des études de culture de champignons sylvestres dans le but de réaliser des champignonnières à ciel ouvert. Il s’agit d’une nouvelle méthode de culture des champignons comestibles en Amérique et adaptée aux conditions climatiques et autres du Québec. (Busse, 1971; Eger, 1967, 1973; Falck, 1975; Vessey, 1969, 1971).

Ces champignons sylvestres poussent à l’état naturel au Québec. Le Pleurotus, variété québécoise n’est pas un parasite mais un saprophyte, forme probablement affinée de P. ostreatus (Jacq. ex Fr.) Quélet. La culture intensive du Pleurote est économique et fort rentable et permet d’utiliser des terres considérées comme incultes (lisières des bois ou érablières). De plus, elle peut être un complément rentable de l’exploitation rationnelle des érablières.

Les cinq dernières années ont vu naître de nombreuses exploitations domestiques et un nombre plus restreint d’exploitations d’envergure plus considérable.

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